| 25 Juillet 2011
Pavillon de France - CINEMA PARADISO (TOWN HALL)
Conférence en français avec traduction simultanée en anglais.
En 1989 déjà, le directeur de la CIA désignait le Cachemire comme « la région la plus dangereuse et la plus explosive du monde ». Il en vrai qu’elle a connu quatre guerres en 50 ans. Récemment encore, à la suite d’actes terroristes au Cachemire (et en Inde), le sous-continent est passé tout près d’une cinquième.
Même si aujourd’hui, après le drame du 11 septembre 2001, les perceptions américaines et occidentales ont changé et l’Iraq ou l’Afghanistan ont pris la place du Cachemire, celui-ci n’en demeure pas moins l’épicentre d’un des plus longs et difficiles conflits de la planète.
L'attaque sur les tours jumelles a une conséquence inattendue : elle a radicalement changé la vision qu’ont les pays occidentaux du terrorisme et, partant, a influencé leur perception des événements au Cachemire -- les États-unis vivant pour la première fois dans leur chair, et sur leur territoire, ce que le Cachemire connaît depuis de si longues années.
Il en n’a pas toujours été ainsi. Lorsque Sir Francis Younghusband visite le Cachemire à la fin du XIXe siècle, il décrit la région comme un des hauts lieux de l’art, de la littérature, de la pensée et de l’architecture. Il considère en particulier les ruines du temple de Martanda comme bien supérieures au Parthénon, au Taj Mahal ou à la basilique Saint Pierre.
On dit que l’empereur moghol Jahangir a visité treize fois Srinagar. Comme beaucoup avant et après lui, il est sous le charme de la beauté scénique de la vallée, et partout où il passe, il est comme ensorcelé par des collines descendant doucement vers des sources fraîches, par les bosquets de peupliers majestueux ou par la fraîcheur des lacs.
Le Cachemire a toujours été synonyme de raffinement de la culture et de profondeur dans la pensée philosophique. C’est aussi la région du sous-continent, où il y a quelques années encore, on pouvait trouver une véritable symbiose entre les cultures hindoue et musulmane.
Malheureusement le drame survient lorsque les Britanniques se retirent de l’Inde en 1947. Ils décident de diviser le sous-continent en deux. L’État du Jammu et Cachemire se trouve ainsi pris en sandwich entre les deux nouveaux dominions de l’Inde et du Pakistan. La tragédie est née de la folie même de cette partition.
Claude Arpi analysera l’histoire de l’État de Jammu et Cachemire, les racines du problème actuel ainsi que les complexités stratégiques de cette région, qui fut au XIXe siècle l’objet du Grand Jeu. Il jettera un regard sur les rapports entre l’Inde et le Pakistan, marqués depuis plus de soixante ans par une rivalité « fraternelle ».
A la fin, Claude essaiera de suggérer des possibilités de solutions à ce conflit. Solutions qui, bien entendu, dépendent de la volonté politique des dirigeants indiens et pakistanais, mais aussi du soutien des puissances occidentales, en particulier des États-Unis, qui dans le passé, ont exclusivement poursuivi leurs intérêts personnels dans cette région …













Conférence à Auroville