| 09 Février 2009
Thaipusam est un grand festival hindou, essentiellement célébré par les Tamouls, en l'honneur de Murugan, le premier fils de Shiva et Parvati (et frère de Ganesh, le Dieu à tête d'éléphant). Le dixième jour de Thaipusam a lieu le Kâvadi Thaipusam, qui célèbre le mariage de Murugan. Un festival impressionnant auquel nous avons assisté hier dans le village de Mayilam, célèbre pour cette fête, à 35 km de Pondichéry.
La fête de Kâvadi Thaipusam est une journée de remerciements. En effet, les personnes qui ont prié Murugan tout au long de l'année (on le sollicite pour toutes sortes de raisons : trouver un conjoint, réussir ses examens, avoir un bébé, recouvrer la santé...) viennent le remercier d'avoir exaucé leurs prières. Pour cela, offrandes et sacrifices sont à l'ordre du jour.
Déroulement de la cérémonie
Trois catégories de personnes sont autorisées à participer à cette cérémonie :
- les Brahmanes (caste des prêtres) qui porteront les bushpakâvadi, arches entièrement recouvertes de fleurs
- les Kshatriya (caste des rois et administrateurs) qui porteront le palkâvadi (le lait béni), le veelkâvadi (les aiguilles), le mayilekâvadi (plumes de paon) et le paneerkâvadi (eau de rose)
- les Vaishya (caste des commerçants) qui porteront le palkâvadi (le lait béni) et le veelkâvadi (les aiguilles).
Les brahmanes participent chaque année à cette célébration et la tradition se transmet dans les familles. Pour les autres castes, les gens doivent payer et s'inscrire à l'avance . La veille au soir, les fidèles viennent s'installer au temple, la nourriture leur est offerte par les familles riches du village.
Le matin, le rituel commence par un bain dans le bassin sacré, suivi du rasage de la tête puisque les cheveux vont être donnés en offrande. Une fois la tête rasée, leur crâne est enduit de poudre de santal et d'eau de rose (ou de l'eau du bassin sacré) pour rafraîchir.
La préparation des kâvadi se fait à 3 endroits du village, un pour chaque caste (nous avons suivi les Vaishya). Le premier groupe, les brahmanes, est installé dans la salle des mariages. Le second est dans le temple de Ganesh et le troisième, que nous avons suivi est installé dans un lieu désigné comme sacré depuis plusieurs générations. Il s'agissait en l'occurence d'un jardin doté d'un puits.
Là on apporte les kâvadi, arches en bois de neem et en bambou pour les orner de fleurs et y déposer les pots de lait sacré ; les personnes qui vont les porter procèdent aux ablutions purificatrices. Ensuite vient le moment des veelkâvadi. Après s'est retirés pour des prières, les pénitents reviennent et se percent les joues, la langue ou d'autres parties du corps avec des aiguilles. Celles-ci peuvent avoir la taille d'aiguilles à tricoter mais ça peut aussi être des lances de plusieurs mètres de long. Lors du perçage, les hommes et les femmes sont en transe, et cela ne provoque aucun saignement.
Une fois les aiguilles en place et les kâvadi sur les épaules, les fidèles partent en dansant vers le temple. Avant d'y entrer, ils passent sur le brasier installé à l'extérieur, tous courent quelques mètres sur les braises, puis se dirigent vers l'intérieur du temple. Là, le lait et l'eau de rose sont versées sur la statue de Murugan, en signe de purification. Les prêtres gardent le reste du lait pour bénir les fidèles. Les pénitents enlèvent alors les aiguilles pour boire le lait sacré et font encore quelques prières pour remercier Murugan. Pour finir, les fidèles roulent sur le sol autour du temple et la journée se termine avec un dîner offert par les villageois.
A notre retour vers Pondichéry, nous nous sommes arrêtés dans un autre village où avait lieu cette célébration ; là, les hommes avaient des tiges de métal de plusieurs mètres de long plantées dans les joues, un homme marchait sur des chaussures plantées de clous, et d'autres encore avaient des crochets plantés dans le dos et tiraient des véhicules accrochés à leur dos. Âmes sensibles s'abstenir.
D'autres photos de ce festival sont disponibles dans la galerie photos.
La fête de Kâvadi Thaipusam est une journée de remerciements. En effet, les personnes qui ont prié Murugan tout au long de l'année (on le sollicite pour toutes sortes de raisons : trouver un conjoint, réussir ses examens, avoir un bébé, recouvrer la santé...) viennent le remercier d'avoir exaucé leurs prières. Pour cela, offrandes et sacrifices sont à l'ordre du jour.
Déroulement de la cérémonie
Trois catégories de personnes sont autorisées à participer à cette cérémonie :
- les Brahmanes (caste des prêtres) qui porteront les bushpakâvadi, arches entièrement recouvertes de fleurs
- les Kshatriya (caste des rois et administrateurs) qui porteront le palkâvadi (le lait béni), le veelkâvadi (les aiguilles), le mayilekâvadi (plumes de paon) et le paneerkâvadi (eau de rose)
- les Vaishya (caste des commerçants) qui porteront le palkâvadi (le lait béni) et le veelkâvadi (les aiguilles).
Les brahmanes participent chaque année à cette célébration et la tradition se transmet dans les familles. Pour les autres castes, les gens doivent payer et s'inscrire à l'avance . La veille au soir, les fidèles viennent s'installer au temple, la nourriture leur est offerte par les familles riches du village.
Le matin, le rituel commence par un bain dans le bassin sacré, suivi du rasage de la tête puisque les cheveux vont être donnés en offrande. Une fois la tête rasée, leur crâne est enduit de poudre de santal et d'eau de rose (ou de l'eau du bassin sacré) pour rafraîchir.
La préparation des kâvadi se fait à 3 endroits du village, un pour chaque caste (nous avons suivi les Vaishya). Le premier groupe, les brahmanes, est installé dans la salle des mariages. Le second est dans le temple de Ganesh et le troisième, que nous avons suivi est installé dans un lieu désigné comme sacré depuis plusieurs générations. Il s'agissait en l'occurence d'un jardin doté d'un puits.
Là on apporte les kâvadi, arches en bois de neem et en bambou pour les orner de fleurs et y déposer les pots de lait sacré ; les personnes qui vont les porter procèdent aux ablutions purificatrices. Ensuite vient le moment des veelkâvadi. Après s'est retirés pour des prières, les pénitents reviennent et se percent les joues, la langue ou d'autres parties du corps avec des aiguilles. Celles-ci peuvent avoir la taille d'aiguilles à tricoter mais ça peut aussi être des lances de plusieurs mètres de long. Lors du perçage, les hommes et les femmes sont en transe, et cela ne provoque aucun saignement.
Une fois les aiguilles en place et les kâvadi sur les épaules, les fidèles partent en dansant vers le temple. Avant d'y entrer, ils passent sur le brasier installé à l'extérieur, tous courent quelques mètres sur les braises, puis se dirigent vers l'intérieur du temple. Là, le lait et l'eau de rose sont versées sur la statue de Murugan, en signe de purification. Les prêtres gardent le reste du lait pour bénir les fidèles. Les pénitents enlèvent alors les aiguilles pour boire le lait sacré et font encore quelques prières pour remercier Murugan. Pour finir, les fidèles roulent sur le sol autour du temple et la journée se termine avec un dîner offert par les villageois.
A notre retour vers Pondichéry, nous nous sommes arrêtés dans un autre village où avait lieu cette célébration ; là, les hommes avaient des tiges de métal de plusieurs mètres de long plantées dans les joues, un homme marchait sur des chaussures plantées de clous, et d'autres encore avaient des crochets plantés dans le dos et tiraient des véhicules accrochés à leur dos. Âmes sensibles s'abstenir.
D'autres photos de ce festival sont disponibles dans la galerie photos.












Kâvadi Thaipusam