| 17 Mars 2011
Il est tôt le matin dans le Tamil Nadu, le soleil se lève à peine et les petites rues des villages sont bourdonnantes d'activité. Ce sont les femmes qui s'activent, elles balaient devant leurs maisons. Après quelques coups de balai rapides et d'éclaboussements d'eau l'endroit sur la route est propre. Le nettoyage initial fait, elles se mettent au travail: en quelques minutes, de jolis dessins complexes vont orner la route.
Ce dessin est connu sous le nom de Kolam, on l'appelle « rangoli » dans le Nord. Plus populaires dans le Sud, les Kolams sont des dessins faits avec de la poudre. L'eau qui est utilisée pour nettoyer le sol réagit avec la poudre blanche et permet aux couleurs de garder leur éclat toute la journée. Les dessins se composent principalement des motifs géométriques et mathématiques détaillés, généralement symétriques.
Les Kolams sont censés apporter paix et prospérité à un ménage. Tradition ancienne, les Kolams ont plus qu'une fonction décorative; autrefois on utilisait pour cet art de la farine de riz plutôt que de la poudre blanche utilisée aujourd'hui. Les kolams avaient pour vocation de nourrir les fourmis et autres insectes et les garder ainsi hors des maisons. Cette considération pour les insectes et les fourmis essaie d'établir une cohabitation harmonieuse entre l'homme et la nature. On invite aussi, avec un kolam, Lakshmi, la déesse de la prospérité. Les Kolams sont faits dans l'espoir que rien de négatif ne puisse entrer dans le ménage.
L'art du Kolam tend à disparaître, mais lors de fêtes et mariages, on peut voir les rues décorées avec de beaux Kolams, colorés et complexes. Lors de Pongal, les kolams fleurissent partout avec, pour l'occasion, des motifs différents. Il y a à Pondichéry une journée où un concours de kolams est oragnisé, ci-dessous quelques photos de l'édition 2011.
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Kolam