Pondichéry dans la gloire
C’est François Martin qui fut le premier français à s’installer à Pondichéry en 1675, les hollandais s’emparèrent de la ville en 1693 et l’occupèrent pendant 9 ans au cours desquels ils firent de gros investissements, en particulier le plan en damier de la ville. Ils la rendirent à la France au traité de Ryswick. Trois gouverneurs succédèrent àFrançois Martin, mort en 1706. Puis ce fut Lenoir qui entreprit de nombreux travaux d’urbanisme, ainsi que Dumas qui lui succéda. Mais l’heure de gloire pour la France en Inde a été sous le gouvernorat de Dupleix, qui était arrivé a créer presqu’un empire français dans la péninsule indienne, en 12 ans. Il fut nommé gouverneur de Pondichéry en 1742, après avoir avoir été directeur du comptoir de Chandernagor, auquel il donna un grand essor. Les guerres en Europe, entre l’Angleterre et la France, avaient des répercussions à Pondichéry. C’est ansi que Mahé de Labourdonnais s’empara de Madras pendant la guerre de succession d’Autriche. Les anglais firent, à leur tour, en vain, le siège de Pondichéry. En Septembre 1750, Bussy s’empare de la forteresse de Gingy, jugée inexpugnable. Pondichéry est alors à son apogée, tant par son rayonnement que par sa richesse. Mais Dupleix échoue à prendre Trichy aux anglais en 1753, c’est sa fin. En 1754, il est rappelé en France et remplacé par Godeheu. C’est la fin d’un rêve d’empire.
En 1756 débute la guerre de Sept ans. Les anglais s’emparent de Chandernagor et rasent la ville. La France nomme un nouveau gouverneur : Lally Tollendal, irlandais catholique, émigré en France et qui haïssait les anglais. Il prend et rase Cuddalore, puis se dirige vers Madras, mais une escadre anglaise se dirige vers Pondichéry, et met le siège sur la ville qui dure un an. La ville blanche sera rasée jusqu’à la dernière pierre, en 1761. Lally Tollendal sera jugé, condamné et exécuté pour crime de haute trahison en 1766. 5 ans plus tard, il sera réhabilité grâce à Voltaire. En 1763, au traité de Paris, Pondichéry sera rendu à la France. La ville blanche sera rebâtie en 2 ans. Mais c’est la fin de Pondichéry.
Pondichéry dans la tourmente
Jusqu’à la fin des guerres napoléoniennes, Pondichéry sera tantôt française, tantôt anglaise, plusieurs fois assiégée, et prise par les anglais. Bussy meurt en 1785. En 1790, parvient la nouvelle de la Révolution qui provoque un grand émoi dans la population. Le 1er Mars une assemblée est constituée. Les autochtones que l’on désignait « maures ou gentils » selon les critères religieux deviennent des « malabars ». La population rédige des cahiers de doléances. Un ère nouvelle commence pour Pondichéry. Mais en 1793, les anglais prennent à nouveau la ville qu’ils garderont jusqu'à la chute de Napoléon. En tout,Pondichéry aura été assiégée 6 fois en moins d’un siècle.
Pondichéry enfin Française
Au traité de Paris de 1815, les anglais rendent définitivement les 5 comptoirs à la France. Chandernagor, Yanaon, Pondichéry, Karikal, sur la côte Est. Mahé, sur la côte ouest.
De 1815 à 1940 les faits marquants seront : la création du Collège Royal en 1826, premier établissement scolaire de l’Empire français, par le vicomte Desbassyns de Richemont, la création de l’Ecole de Droit en 1838, l’émigration par le port de Pondichéry des « engagés », venus de toute l’Inde du Sud vers les îles à sucre (Réunion, Antilles) pour remplacer les esclaves à partir de 1848 (abolition de l’esclavage), l’émigration des pondichériens pour fournir les cadres de l’administration coloniale de l’Indochine, après la prise de Saïgon en 1860, la promulgation du décret sur la renonciation au statut personnel en Septembre 1881, permettant aux pondichériens de devenir des citoyens français, en adoptant le Code Civil, la création de la première Alliance française, en 1893. Les pondichériens participeront à la 1ère guerre mondiale, où un certain nombre d’entre eux laisseront leurs vies, et un monument est dédié à leur mémoire. En Juin 40, Pondichéry (et pas Brazzaville), est le 1er territoire à rallier le général De Gaulle, et beaucoup s’engageront dans les FFL.
C’est François Martin qui fut le premier français à s’installer à Pondichéry en 1675, les hollandais s’emparèrent de la ville en 1693 et l’occupèrent pendant 9 ans au cours desquels ils firent de gros investissements, en particulier le plan en damier de la ville. Ils la rendirent à la France au traité de Ryswick. Trois gouverneurs succédèrent àFrançois Martin, mort en 1706. Puis ce fut Lenoir qui entreprit de nombreux travaux d’urbanisme, ainsi que Dumas qui lui succéda. Mais l’heure de gloire pour la France en Inde a été sous le gouvernorat de Dupleix, qui était arrivé a créer presqu’un empire français dans la péninsule indienne, en 12 ans. Il fut nommé gouverneur de Pondichéry en 1742, après avoir avoir été directeur du comptoir de Chandernagor, auquel il donna un grand essor. Les guerres en Europe, entre l’Angleterre et la France, avaient des répercussions à Pondichéry. C’est ansi que Mahé de Labourdonnais s’empara de Madras pendant la guerre de succession d’Autriche. Les anglais firent, à leur tour, en vain, le siège de Pondichéry. En Septembre 1750, Bussy s’empare de la forteresse de Gingy, jugée inexpugnable. Pondichéry est alors à son apogée, tant par son rayonnement que par sa richesse. Mais Dupleix échoue à prendre Trichy aux anglais en 1753, c’est sa fin. En 1754, il est rappelé en France et remplacé par Godeheu. C’est la fin d’un rêve d’empire.
En 1756 débute la guerre de Sept ans. Les anglais s’emparent de Chandernagor et rasent la ville. La France nomme un nouveau gouverneur : Lally Tollendal, irlandais catholique, émigré en France et qui haïssait les anglais. Il prend et rase Cuddalore, puis se dirige vers Madras, mais une escadre anglaise se dirige vers Pondichéry, et met le siège sur la ville qui dure un an. La ville blanche sera rasée jusqu’à la dernière pierre, en 1761. Lally Tollendal sera jugé, condamné et exécuté pour crime de haute trahison en 1766. 5 ans plus tard, il sera réhabilité grâce à Voltaire. En 1763, au traité de Paris, Pondichéry sera rendu à la France. La ville blanche sera rebâtie en 2 ans. Mais c’est la fin de Pondichéry.
Pondichéry dans la tourmente
Jusqu’à la fin des guerres napoléoniennes, Pondichéry sera tantôt française, tantôt anglaise, plusieurs fois assiégée, et prise par les anglais. Bussy meurt en 1785. En 1790, parvient la nouvelle de la Révolution qui provoque un grand émoi dans la population. Le 1er Mars une assemblée est constituée. Les autochtones que l’on désignait « maures ou gentils » selon les critères religieux deviennent des « malabars ». La population rédige des cahiers de doléances. Un ère nouvelle commence pour Pondichéry. Mais en 1793, les anglais prennent à nouveau la ville qu’ils garderont jusqu'à la chute de Napoléon. En tout,Pondichéry aura été assiégée 6 fois en moins d’un siècle.
Pondichéry enfin Française
Au traité de Paris de 1815, les anglais rendent définitivement les 5 comptoirs à la France. Chandernagor, Yanaon, Pondichéry, Karikal, sur la côte Est. Mahé, sur la côte ouest.
De 1815 à 1940 les faits marquants seront : la création du Collège Royal en 1826, premier établissement scolaire de l’Empire français, par le vicomte Desbassyns de Richemont, la création de l’Ecole de Droit en 1838, l’émigration par le port de Pondichéry des « engagés », venus de toute l’Inde du Sud vers les îles à sucre (Réunion, Antilles) pour remplacer les esclaves à partir de 1848 (abolition de l’esclavage), l’émigration des pondichériens pour fournir les cadres de l’administration coloniale de l’Indochine, après la prise de Saïgon en 1860, la promulgation du décret sur la renonciation au statut personnel en Septembre 1881, permettant aux pondichériens de devenir des citoyens français, en adoptant le Code Civil, la création de la première Alliance française, en 1893. Les pondichériens participeront à la 1ère guerre mondiale, où un certain nombre d’entre eux laisseront leurs vies, et un monument est dédié à leur mémoire. En Juin 40, Pondichéry (et pas Brazzaville), est le 1er territoire à rallier le général De Gaulle, et beaucoup s’engageront dans les FFL.
A la libération, tous les pondichériens deviennent français. L’indépendance de l’Inde, proclamée en Août 47 sera suivie du rattachement de Chandernagor à l’Inde, en 48, tandis que les 4 autres comptoirs qui formeront le "territoire de Pondichéry" intègreront l’Inde le 1er Novembre 1954. Un traité de « cession » sera signé entre la France et l’Inde en Mai 1956, et le transfert "de jure" aura lieu le 16 Aout 1962. Une des plus anciennes colonies de la France aura été décolonisée, la dernière, après 3 siècles, qui n’auront guère contribué au développement économique et culturel des comptoirs. Il reste un Lycée français, pour les enfants de quelques milliers de français, pour la plupart, retraités de l’armée, un Institut de Recherche, l’Institut Français de Pondichéry, consacré à l’Indologie, l’Ecologie et les Sciences Sociales et une Alliance Française. La langue française est très peu pratiquée par rapport au tamoul et à l’anglais. En fait, après Dupleix, la France n’a fait que gérer tant bien que mal des comptoirs que les anglais lui avaient cédés, et dont elle aurait aimé se débarrasser au moins au début, en échange de l’Ile Maurice ou de la Gambie.
Brève Géographie
Seule ville de l’Inde située directement en front de mer, Pondichéry a une forme ovale avec à l’intérieur des boulevards extérieurs, une ville en "damier". Un grand canal sépare "la ville blanche" de la "ville noire", la ville tamoule. Toutes les Institutions françaises (IFP, Consulat de France, Lycée, ainsi que l’hopital général, l’administration Indienne, la mairie, l’Assemblée législative, le tribunal..sont situés dans la ville blanche. Il faut y ajouter l’Ashram de Sri Aurobindo et ses adeptes qui occupent toute la partie N.O. Un grand parc reaménagé récemment est situé au centre. La ville blanche est peu animée, mal éclairée et assez sinistre le soir. Seul le bord de mer lui donne une certaine animation, les week ends, notamment. La ville tamoule, surpeuplée, abrite tous les commerces. 2 grands axes Est Ouest : la rue Nehru et la rue Lal Bahadur Shastri sépare les quartiers hindous avec ses nombreux temples, au NO, du quartier catholique, avec la cathédrale, l’archevéché, les écoles religieuses au centre et le quartier musulman avec sa grande mosquée au S.E. Toutes les rues N-S, Boulevard Ouest rue Sinna Souprayapoulle, rue Barathi, rue Mahatma Gandhi, rue des Missions sont entièrement occupées par des commerces, la plus grande rue commerciale étant la rue Nehru (ex Dupleix). On notera aussi que dans la ville blanche, les rues portent encore des noms français (Suffren, Romain Rolland, Dumas, Surcouf etc..) et que dans la ville tamoule les rues portent des noms indiens. L’agglomération de Pondichéry s’est considérablement développée, portant la population de la ville à environ 1 million d’habitants, représentant ainsi l’une des plus fortes densités de l’Inde.
Brève Géographie
Seule ville de l’Inde située directement en front de mer, Pondichéry a une forme ovale avec à l’intérieur des boulevards extérieurs, une ville en "damier". Un grand canal sépare "la ville blanche" de la "ville noire", la ville tamoule. Toutes les Institutions françaises (IFP, Consulat de France, Lycée, ainsi que l’hopital général, l’administration Indienne, la mairie, l’Assemblée législative, le tribunal..sont situés dans la ville blanche. Il faut y ajouter l’Ashram de Sri Aurobindo et ses adeptes qui occupent toute la partie N.O. Un grand parc reaménagé récemment est situé au centre. La ville blanche est peu animée, mal éclairée et assez sinistre le soir. Seul le bord de mer lui donne une certaine animation, les week ends, notamment. La ville tamoule, surpeuplée, abrite tous les commerces. 2 grands axes Est Ouest : la rue Nehru et la rue Lal Bahadur Shastri sépare les quartiers hindous avec ses nombreux temples, au NO, du quartier catholique, avec la cathédrale, l’archevéché, les écoles religieuses au centre et le quartier musulman avec sa grande mosquée au S.E. Toutes les rues N-S, Boulevard Ouest rue Sinna Souprayapoulle, rue Barathi, rue Mahatma Gandhi, rue des Missions sont entièrement occupées par des commerces, la plus grande rue commerciale étant la rue Nehru (ex Dupleix). On notera aussi que dans la ville blanche, les rues portent encore des noms français (Suffren, Romain Rolland, Dumas, Surcouf etc..) et que dans la ville tamoule les rues portent des noms indiens. L’agglomération de Pondichéry s’est considérablement développée, portant la population de la ville à environ 1 million d’habitants, représentant ainsi l’une des plus fortes densités de l’Inde.












Pondichéry et Les Comptoirs de l’Inde